Le MP3, l’ancêtre moderne

mars 4, 2020 0 Par KiLliAn_Le_MoAl
Temps de lecture : 5 minutes

Nos déplacements et nos loisirs sont régulièrement bercés par la musique. Dans les transports en commun, à la salle de sport ou bien encore juste à la maison, en travaillant, la musique est souvent présente. À la base, un appareil pour écouter de la musique pour le grand public, le mot MP3 a souvent été confondu et utiliser à tort et à travers. Lorsqu’il est compris, il est encore une fois seulement compris, mais jamais en tant que mise en garde. Qui est donc ce mythique format audio ? 

Le logo du format audio MP3

Le MP3, une simple méprise.

Avez-vous parfois discuté avec des personnes qui ont connu l’air du Walkman ou bien encore du vinyle ? Si oui, il est fort possible que vous ayez déjà entendu cette réflexion « mais ton téléphone, il fait MP3 ? ». 

Cette situation, forte dans les années 2010, mais qui peut encore arriver, car dans ses débuts, le MP3 a malheureusement été confondu sur plusieurs aspects notamment en terme de qualité et d’appareils compatibles. 

Sortie en 1999, ce format audio n’avais pas pour objectif de rendre la qualité sonore supérieur, mais de développer l’écoute audio à cause d’un monde en constante évolution. 

Une fois ce format crée, il fallait bien le mettre en place de façon commerciale pour que les consommateurs puissent comprendre facilement un terme finalement compliqué. Ainsi, fût créer le baladeur audio dit plus communément « baladeur MP3 ». 

Un appareil conquérant.

Ces « MP3 » devaient rendre l’écoute de musique agréable pour le commun des mortels, mais surtout devait pouvoir être utilisable facilement et n’importe où. On a donc remarqué une explosion de ces petits appareils à travers le monde. Et par habitude, un important acteur est venu bouleverser ce marché. Apple, en 2001 à dévoilé l’iPod. Le baladeur audio par excellence. Un appareil de taille raisonnable pour tout se qu’il pourrait contenir et penser pour être utilisé facilement sans se poser de question. 

Baladeur audio d'Apple, l'iPod
L’iPod d’Apple

D’ailleurs la célèbre phrase de Steve Jobs qui disait « 1000 musiques dans votre poche » a à la fois participer à la démocratisation des baladeurs MP3, mais aussi de son format, qui au passage n’était et n’est, toujours pas compatible avec les appareils Apple.

Ce qui a malheureusement renfoncer le sentiment de flou entre un appareil dit MP3 et le format audio.

Dès le début, dire qu’un appareil était un MP3 était un abus de langage, car ces appareils étaient bien évidemment compatibles MP3, mais aussi, et heureusement, compatibles avec d’autres formats. 

Les consommateurs ont donc pris par habitude d’associer baladeur MP3 avec un format audio, exclusivement compatible. Là était donc la méprise.

D’autant plus que cette démocratisation a finis par faire presque oublier les autres formats audio, qui font actuellement un retour en force grâce à des services comme Qobuz.

Logo du service Qobuz
Qobuz, le service musical de haute qualité audio.

D’ailleurs, cette confusion a eut raison du MP4 qui n’est simplement que l’ajout d’une vidéo à une piste audio MP3 pour donner le très célèbre format .mp4.

La popularité des baladeurs MP3 est aussi due aux téléchargements illégaux qui était à leurs apogées dans ces années-là. Ce qui ne permettait pas d’avoir main mise sur la qualité audio du MP3… pouvant provoquer parfois quelques surprises !

Démocratiser pour mieux détruire, le MP3 un combattant gagnant.

L’objectif principal du format audio MP3 était la légèreté du fichier. Pour pouvoir collectionner ses musiques favorites, cet allégement de fichier était obligatoire.

Mais on ne réduit pas un fichier sans le modifier. Ainsi, les formats originaux sortis les studios ou provenant d’un CD devaient être altérés. La fréquence devait être réduite et certaines informations du spectre audio supprimées. Ce qui permet encore actuellement d’avoir des fichiers MP3 légers. 

Graphique et explications des différents formats audio : MP3, CD et Hi-res
Les différentes qualités audios.

Écouter un peu de fichiers MP3, ne nuit pas à la santé, mais à long terme, il peut abîmer les oreilles car l’on va vouloir chercher de plus amples informations dans le fichier audio, ce qui va nous forcer à augmenter le son de manière significative avec un risque accrue d’acouphènes. 

Malgré cela, les plateformes les plus populaires de streaming musicales tel que Spotify, Deezer ou encore YouTube utilises eux aussi le MP3 comme format d’écoute. Au contraire de tout le monde, Apple via iTunes et maintenant Apple Music utilise un équivalent du MP3 nommé le AAC.

Le large choix de chansons rangées dans de multiples catégories comme sur Spotify rend presque indiscernable la différence de qualité entre les morceaux. Les podcasts n’échappent d’ailleurs pas à la règle.

Un peu de haute résolution.

Il faut alors essayer de privilégier des formats audio de meilleurs qualité tels que le FLAC ou le WAV qui sont des formats audios de compressions sans perte de qualité pour permettre d’avoir des fichiers plus légers en terme de poids, mais plus lourds en terme d’audio.

Les gros acteurs essaient d’ailleurs de se préoccuper de la santé et des besoins de leurs utilisateurs. Qobuz et maintenant Deezer propose un abonnement avec de l’audio dit « Hi-Res », c’est-à-dire en fait, haute résolution. Lorsque que le géant n°1 du secteur Spotify s’y mettra, il y a de forte chance pour que ce service se généralise alors rapidement.

Logo de la haute résolution audio, l'Hi-Res
La certification de haute résolution de l’audio

Bien évidemment, le choix de la source est important pour l’écoute donc pour la santé, mais tout autant que le matériel choisi pour écouter comme celui qui stock le fichier et les écouteurs ou le casque.


Créer depuis longtemps le MP3 à donc eut toutes les clés en main pour atteindre ses objectifs au détriment de la qualité audio. Des objectifs largement dépassés par une méprise technique et technologique. Heureusement, aujourd’hui, nos smartphones sont tous compatibles avec les différents formats audio tels qu’évidemment le MP3, mais aussi le FLAC par exemple et répondent à nos besoins de santé et de qualité. Des besoins qui seront peut-être largement visible lorsque les entreprises s’y mettront réellement afin de faire changer des décennies d’altération audio.