L’éducation, est-elle prête au 100 % digital ?

mars 14, 2020 0 Par KiLliAn_Le_MoAl
Temps de lecture : 4 minutes

Jeudi 12 mars 2020, le gouvernement français a annoncé la fermeture totale de tous les établissements scolaires de France jusqu’à nouvel ordre. La cause ? Une épidémie de Coronavirus (Covid-19). L’Etat veut donc ainsi, par cette mesure, protéger le plus possible les enfants, principaux diffuseurs du virus.

Un virus paralysant.

Depuis plusieurs mois, des conseils en matière d’hygiène et de sécurité ne cessent d’être prodiguées à la population française. Grâce à cela, le gouvernement français entendait réduire à néant la propagation du coronavirus venu de Chine, puis d’Italie par voie de conséquence. Malheureusement, cela n’a pas suffit. Des foyers se sont formés en France et toutes les régions du pays sont alors touchées. 

En réaction à cela, il a été décidé la mise en place de la phase n°3 du programme de protection.

Ce programme contient de nombreuses mesures restrictives notamment l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes (piscines, boites de nuit, bibliothèques, événements sportifs, …) mais aussi la réduction des déplacements et enfin l’interdiction de se toucher physiquement. Mais la mesure qui a fait le plus parler d’elle, est la fermeture dès le lundi 16 mars 2020 de tous les établissements scolaires comprenant les crèches, écoles, collèges, lycées et universités. 

C’est donc une réelle paralysie du pays.

Les établissements scolaires et le numérique.

Pour remédier à cela, en accord avec le gouvernement, les établissements scolaires sont priés de continuer d’assurer les cours, mais à distance étant donné que les élèves sont confinés chez eux.

Mais la question qui se pose est essentiellement celle de la durabilité et de l’efficacité du dispositif. 

L’éducation nationale française est connue pour avoir un certain train de retard dans les outils d’enseignements utilisés. C’est-à-dire que pour beaucoup d’enseignements quel que soit son type, les usages digitaux sont presque même proscrit. Mais dans le contexte actuel, la digitalisation de ces établissements est donc essentielle pour pouvoir assurer des cours à distance.

Des outils d’un autre âge.

Les outils promulgués par le gouvernement existent bien évidemment. Mais entre exister et pourvoir être utilisé à forte dose, la frontière est très fine. Ces plateformes devront pouvoir supporter un arrivage massif d’élèves et de professeurs sur une longue durée. Malheureusement, si certains on déjà tester ces plateformes, il est revient de dire que ces outils ne sont pas viables dans notre évolution numérique et notamment dans un contexte de cours à distance. 

L’on prévoit de nombreuses surcharges au niveau des serveurs, non adaptés à cela, ce qui peut produire de nombreux bugs et donc une productivité décrue (le cas de la plateforme Parcoursup pour l’orientation en résulte).

Des documents ne pourront sans doute ne pas être chargés ou récupérés, des informations qui pourront aussi ne pas être mises à jour, et dans le cadre de certains cours, où la présence réelle d’une personne est obligatoire pour s’améliorer et évoluer, ces outils ne permettent pas la vidéoconférence et ne peuvent pas non plus enregistrer les absences des élèves.

E-Lyco, une plateforme soutenu par le gouvernement.

C’est donc un changement profond qui est à prévoir et il ne reste qu’a espérer que malgré ces outils d’un autre temps, les cours pourront tout de même être enseignés dans leur intégralité.

De plus, ce dispositif pourrait remettre en cause les examens de plusieurs établissements qui pourraient être annulés. Dans ce cas -à, la surveillance de tricherie n’est donc pas possible en plus de tous les éléments cités plus haut.

Ce qui pourrait aussi porter un effet négatif sur les élèves, c’est la demande à un accès internet obligatoire ou à un ordinateur. Malheureusement, la France n’est pas la meilleure concernant le réseau internet et de nombreuses zones sont encore servit avec un débit extrêmement faible voire même inexistant, et donc ne permettant pas l’accès aux plateformes de récupération des cours. 

C’est alors qu’avec tous les éléments cités précédemment, on peut remettre en doute l’efficacité de ce dispositif au sein de l’éducation française dans les établissements gérés par l’éducation nationale. 

S’adapter au monde d’aujourd’hui.

Pour pallier à ce problème, certains établissements conscients de cette fracture technologique ont décidé de ne pas utiliser les outils mis à leur disposition. Les écoles, lycées ou collèges le comprenant, on alors choisit d’utiliser des outils de plus grande envergure et reconnue pour leur fiabilité permettant de ne pas pénaliser les élèves. L’entreprise la plus probante et qui sera sûrement la gagnante dans cette nouvelle façon de travailler est la firme américaine Microsoft. Ce géant de la Silicone Valley propose deux outils dédiés au suivi des cours et notamment les cours en direct par vidéos. Skype va donc sûrement connaître une nouvelle vague d’utilisation dans le domaine du grand public et faire aussi augmenter le trafic pour son petit frère Teams. Ce dernier permettra de créer des groupes de classes, un suivit des devoirs, mais aussi des cours vidéos avec la possibilité de poser des questions en direct. 

Microsoft Teams, le gagnant de la période ?

Ces outils réputés fiables, car utilisés dans le domaine professionnel depuis un certains moment vont donc faire un retour ou une arrivée fracassante dans le domaine du grand public et notamment dans le domaine de l’éducation. Espérons simplement, que les établissements qui n’ont pas encore amorcé leur digitalisation vont rapidement le comprendre et savoir adapter leurs outils pour le bien-être de leurs élèves. L’on pourrait même comparer les établissements scolaire aux banque traditionnelles !


Reste à voir si l’éducation française est prête à une si grande transition qui aurait dû être amorcé depuis bien longtemps…